Après le départ de Perón, factions péronistes et non-péronistes se disputèrent le pouvoir. Perón revint d’exil en 1973, mais mourut un an plus tard. Isabelita, sa troisième femme, lui succéda au pouvoir ; elle fut renversée par une junte militaire en 1976. Commença alors « la Guerre sale » : les militaires tentèrent de supprimer toute opposition à leur régime et près de 30 000 personnes furent tuées.
En 1982, l’Argentine entra en guerre avec la Grande-Bretagne au sujet des îles Falkland ou Malouines (Islas Malvinas). L’Argentine fut vaincue, et le gouvernement militaire perdit son prestige. En 1983, la démocratie fut restaurée et l’avocat Raúl Alfonsín élu président. Carlos Saul Menem, un péroniste, lui succéda en 1989. En 1994, l’Argentine adopta une nouvelle constitution.
La colonisation espagnole
La véritable colonisation débuta avec l'arrivée en 1536 d'un gouverneur militaire espagnol, Pedro de Mendoza, pour l'ensemble de la région. La ville de Buenos Aires fut fondée cette année-là, mais le territoire demeura longtemps soumis à la vice-royauté du Pérou.
Déjà établis au Paraguay et au Pérou, les Espagnols peuplèrent la région de la côte atlantique. Ils pratiquèrent l’élevage du bétail et créèrent des conditions favorables à l’établissement d’une économie agricole stable. Les populations amérindiennes furent rapidement christianisées et métissées avec les occupants européens, alors que la langue espagnole occupait déjà tout le terrain. Par la suite, il n'y eu jamais de politique linguistique adoptée à ce sujet.
Au milieu du XVIIIe siècle, la population de l’Argentine comptait près de 20 000 habitants et était considérée comme un «pays hispanophone». En 1776, le territoire occupé par ce qui est aujourd’hui l’Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l’Uruguay fut séparé du Pérou afin de constituer la vice-royauté du Río de La Plata, dont Buenos Aires devint la capitale. Comme le territoire n'avait pas d'accès au Pacifique, tout le commerce s’orienta alors vers l’océan Atlantique. Mais le monopole commercial de l’Espagne suscita progressivement le mécontentement des populations locales, notamment chez les Métis.
En 1810, une junte insurrectionnelle encouragée par la Grande-Bretagne (qui avait déjà attaqué Buenos Aires en 1806) chassa le vice-roi. En 1816, les représentants des patriotes (ou indépendantistes) réunis en congrès à Tucumán (à 1500 kilomètres au nord de Buenos Aires) proclamèrent l’indépendance des «Provinces-Unies du Rio de La Plata». Au terme d'une violente controverse, les partisans d'une république unitaire l'avaient emporté provisoirement. Après quelques années de conflits militaires, les troupes espagnoles furent définitivement battues en 1816.
Luttes entre «unitaires» et «particularistes» (1819-1880)
L'indépendance fut proclamée le 9 juillet 1816 sous le nom de «Provinces-Unies d’Amérique du Sud». Le nouvel État, libéré du joug espagnol, allait pourtant plonger dans une nouvelle lutte, fratricide cette fois, entre les «provincialistes» et les «unitaires» partisans de l'unité nationale. Ensuite, l’histoire du pays, qui s’appelle dorénavant «Provinces-Unies du Río de la Plata», fut marquée par la lutte entre les «unitaires» (les porteños) et les défenseurs des particularismes provinciaux (les caudillos). Les habitants de Buenos Aires, les porteños, souhaitaient l’instauration d’un gouvernement centralisé; au contraire, les caudillos préféraient un régime de type fédéral. Les conflits s’amplifièrent à un point tel que les deux factions en arrivèrent à une guerre civile en 1819. La paix fut rétablie en 1820, mais le problème demeurait entier. En 1829, le général Juan Manuel de Rosas, un riche caudillo, s’imposa comme gouverneur de la province de Buenos-Aires. Il étendit son autorité aux Provinces-Unies qui furent baptisées la «Confédération argentine». Cependant, tout en prônant le fédéralisme, il imposa une dictature qui jeta les bases de l’État argentin actuel.
Le général Rosas fut renversé en 1852 par un groupe révolutionnaire conduit par un autre général, Justo Urquiza, ancien gouverneur de la province d’Entre Ríos. Le congrès de Santa Fe établit la Constitution fédérale de la République argentine en 1853. Urquiza devient le premier président de la République argentine. Mais la paix fut de courte durée, car la province de Buenos Aires refusa de souscrire à la nouvelle Constitution et, l’année suivante, proclama son indépendance. Pendant plusieurs années (sept ans), les conflits armés se succédèrent les uns aux autres, jusqu’à ce qu’une convention nationale élise un nouveau président et désigne la ville de Buenos Aires comme capitale. La province de Buenos Aires, la région plus riche et la plus peuplée du pays, finit par contrôler toute l’Argentine. En 1880, la ville de Buenos Aires fut séparée de la province et acquit les titres de «district fédéral» et de «capitale nationale».
C’est au cours de cette période que l’Argentine fit venir six millions d’immigrants, en majorité des Italiens, afin de développer les exploitations de la Pampa. Avec l’arrivée de capitaux étrangers et de nouveaux immigrants, le pays connut un développement économique considérable grâce au réseau de chemins de fer qui drainait vers les ports les productions des grandes estancias (tanneries, textiles et produits agro-alimentaires). Cet essor fit cependant troublé par des problèmes frontaliers et la guerre du Paraguay (1865-1870).
La prospérité de la période 1880-1930
L’unification du pays s’accompagna d’un renouveau économique, alors que le gouvernement se lançait à la conquête des «terres indiennes»: de la Pampa jusqu’au río Negro, lors de la guerre du Désert (1879-1880), conduite par le général Julio Argentino Roca. C’est ainsi que le pays acquit de nouvelles grandes étendues de terres pour le pâturage et l’agriculture.
Au début du XXe siècle, l’Argentine s’imposait déjà comme l’une des principales nations de l’Amérique du Sud. Elle joua un rôle de plus en plus grand au point de contribuer, en 1914, à trancher un sérieux différend entre les États-Unis et le Mexique. Mais cette puissance régionale était due aussi au fait que le pouvoir argentin était toujours demeuré aux mains des militaires. Par exemple, en 1930, l’armée intervint pour chasser le président Hipolito Irigoyen, un radical qui voulait s’opposer à la toute-puissance des propriétaires fonciers. C'est une période qui semblait mettre fin pour longtemps à la prospérité économique de l'Argentine.
Les coups d’État militaires (1930-1983)
La grave crise économique mondiale qui débuta en 1929 eut des conséquences dramatiques en Argentine. Le chômage, la hausse du coût de la vie et l’exode rural drainant vers les villes les populations démunies suscitèrent un profond malaise social et politique. Les organisations fascistes devinrent de plus en plus actives et prônèrent ouvertement l’établissement d’une dictature. La Seconde Guerre mondiale amena indirectement le retour au pouvoir des militaires. En 1943, un groupe d’officiers nationalistes s’empara du pouvoir. Parmi les meneurs du coup d’État militaire: le colonel Juan Domingo Perón. Par crainte d’une guerre imminente contre l’Allemagne, Perón prit, en février 1944, la tête d’une junte militaire pour renverser le président Ramírez. Étant devenu une figure symbolique en Argentine, Perón fit campagne auprès de la classe ouvrière la plus défavorisée, les descamisados («sans-chemise»), et lui promit le partage des terres, des salaires plus élevés ainsi que l’introduction d’une sécurité sociale. Il fut élu président de l’Argentine, le 24 février 1946, avec 56 % des voix.
Le régime de Perón développa une doctrine nommée le «justicialisme». Celle-ci alliait avec une certaine habileté la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. Mais cette politique finit pas susciter de plus en plus d’opposition, car le gouvernement s’orienta vers un pouvoir totalitaire et répressif à mesure que la situation économique se dégradait. En 1950, la crise entraîna l’hostilité de l’Église catholique (qui était contre le divorce), de l’armée et des États-Unis. Renversé par un putsch militaire en septembre 1955, Perón se réfugia au Paraguay, puis en Espagne.
L'Argentine connut alors une époque troublée par les coups d’État militaires successifs de 1966 et de 1971. En 1973, les élections redonnèrent le pouvoir au Parti justicialiste de Perón (toujours réfugié en Espagne). Le président élu céda le pouvoir à Juan Perón qui mourut l’année suivante. Isabel Perón, sa troisième épouse, lui succéda. Durant son mandat, la situation politique et économique se détériora rapidement. Isabel Perón fut renversée en mars 1976 par une junte militaire conduite par le général de corps d’armée Jorge Rafael Videla. Incapable d’enrayer l’inflation, la junte instaura un régime répressif caractérisé par l'élimination systématique des opposants qui font l'objet d'enlèvements; le gouvernement militaire imposa la loi martiale et gouverna par décrets. L’argentine dut alors faire face à l’opposition de la communauté internationale, alors que la Commission interaméricaine des droits de l’homme accusait le gouvernement argentin d’«utilisation systématique de la torture et [...] autres traitements cruels, inhumains et dégradants, dont la pratique a pris un caractère inquiétant». De son côté, à Genève, la Commission argentine des droits de l’homme accusait le régime de quelque 2300 assassinats politiques, 10 000 arrestations et la disparition de 20 000 à 30 000 personnes, dont un grand nombre avaient été assassinées par la junte militaire et enterrées sans sépulture.
En mars 1981, le général Videla fut remplacé à la présidence par le maréchal Roberto Viola, lui-même destitué, en décembre 1981, par le commandant en chef de l’armée, le général Leopoldo Galtieri. En 1982, celui-ci ordonna aux troupes argentines d’envahir les Islas Malvinas (îles Malouines), une possession britannique revendiquée depuis toujours par l’Argentine. Mais la Grande-Bretagne envoya une force militaire d’intervention et battit l’armée argentine. Le général Galtieri, discrédité, fut remplacé par le général de division Reynaldo Bignone.
En 1985, l’Argentine adopta une Legislación indígena (loi 23.302) qui créait la Commission nationale des Affaires indigènes pour la protection et l’appui aux communautés aborigènes. Cette loi reconnaissait les droits des autochtones en matière d’accès à la propriété de la terre et à la production agricole, forestière, minière, industrielle ou artisanale, ainsi qu’à la préservation de leurs valeurs culturelles dans les domaines de la langue, de l'enseignement et de la santé.
Le retour à la démocratie
L’Argentine renoua avec la démocratie en 1983 avec l’élection de Raul Alfonsín. La présidence d’Alfonsín fut dominée par la question du jugement des militaires responsables de tortures ou d’exécutions sous la dictature. Face aux menaces de mutineries de l’armée, le gouvernement mena une politique de conciliation avec la hiérarchie militaire. Incapable de résoudre la crise économique, le régime devint impopulaire et favorisa le retour du péronisme avec l’élection de Carlos Saul Menem (1989). Mais la politique d’austérité de Menem se révéla, elle aussi, insuffisante. Avec 30 % de la population en dessous du seuil de pauvreté, elle contribua à accentuer les inégalités sociales.
En 1991, le député Jorge R. Vanossi a présenté un projet de loi sur la langue espagnole au Parlement fédéral de l'Argentine, mais il n'a jamais été adopté, les députés ayant jugeant une telle loi tout à fait inutile et mal venue. En 1993, dans la mouvance des autonomies autochtones internationales, le gouvernement argentin adopta une loi fédérale sur l’éducation (Ley Federal de Educación) qui permit l’introduction des langues amérindiennes dans l’enseignement dans le cadre d’une éducation bilingue. En 1994, le secrétaire à la Culture, Jorge Asís, a présenté un projet de loi sur l'espagnol intitulé Ley de Preservación de la Lengua Castellana (''Loi sur la préservation de la langue castillane''). Le projet de loi Asís ayant suscité de violentes polémiques, il dut être retiré dans la controverse.v
Le 10 décembre 1999, le radical Fernando De la Rúa succéda à Carlos Menem à la présidence de la République argentine. Deux ans plus tard, il fut dans l'obligation de donner sa démission en raison de la très grave crise économique et sociale dans laquelle sa gestion catastrophique du pays avait plongé les Argentins. Mais l’Argentine resta sérieusement touchée par la crise financière internationale, notamment celle du Brésil, son premier partenaire commercial au sein du Mercosur. Confronté à une aggravation de la crise financière, le gouvernement présenta en janvier 2001 un programme d’austérité qui, rejeté par les députés, entraîna la démission de plusieurs ministres et l’éclatement de la coalition au pouvoir.
L’année 2002 vit l’Argentine s’effondrer dans une crise monétaire sans précédent. Au plan politique, la population argentine en vint à rendre tous les partis politiques responsables en bloc de la grave crise que traversait le pays en raison de leur incapacité à gouverner et de leur corruption. Pendant ce temps, la classe politique se montra surtout attachée à conserver ses parcelles de pouvoir. L’élection présidentielle de mai 2003 donna lieu à une bataille politique dont le principal protagoniste fut le Parti justicialiste (péroniste). Nestor Kirchner, ancien gouverneur de la province de Santa Cruz en Patagonie, devint, le 23 mai, président de l'Argentine au moment où le pays sortait de la pire crise économique de son histoire, avec une monnaie dévaluée d'environ 75 % par rapport au dollar et la cessation de paiements de la dette publique de 82 milliards de dollars. La relative popularité actuelle de Kirchner semble largement due au sauvetage de l'économie et à la politique du président en matière des droits de l'homme. De plus, la volonté de la part de Kirchner de briser l’hégémonie de la Cour suprême, symbole de privilèges, lui attire la sympathie des couches moyennes et des mouvements de gauche.
En juin 2005, la Cour suprême d'Argentine a déclaré inconstitutionnelles les deux lois d'amnistie, qui avaient empêché de poursuivre en justice plus de mille militaires et policiers impliqués dans la répression politique, avec atteintes aux droits de l'homme, sous la dernière dictature de 1976-1983. En mars 2006, le président Kirchner, après avoir nationalisé les postes et les télécommunications, a remis aux mains de l'État l'un des services les plus essentiels, l'accès à l'eau potable. Cette nationalisation est la dernière d'une vague de réappropriation des services publics par l'État.
Les principales dates de l'histoire argentine
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1516
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Les
Espagnols se manifestent pour la première fois, à
la suite des Portugais, dans le Rio de le Plata.
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1517
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Ferdinand
de Magellan, parcourt les côtes de Patagonie et
découvre le détroit qui porte aujourd'hui
son nom.
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1536
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Pedro
de Mendoza fonde la première ville de Buenos Aires.
|
entre
1573 et 1580 |
Les
colons espagnols commencent à arriver.
Juan de Garay prit le pari de reconstruire Buenos Aires,
précédemment abandonnée après
une attaque indienne.
|
entre
1553 et 1593 |
Fondation
des villes suivantes : Santiago del Estero en 1553, Mendoza
en 1561,San Juan en 1562, San Miguel del Tucuman en 1565,
Cordoba en 1573, Salta en 1582, Corientes en 1588, Rioja
en 1591 et San Salvador de Jujuy en 1593.
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de
la fin du 17éme siècle
et tout au long
du 18 éme |
Conflits
incessants entre l'Espagne et le Portugal.
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1726
|
Pour
éviter la consolidation de la présence portugaise
sur la rive nord, les Espagnols fondent Montevideo (actuel
Uruguay), qui prospéra et rivalisa bientôt
avec Buenos Aires.
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1627
|
Il
faudra dix années aux Espagnols pour vaincre la révolte
des Diaguitas dans les vallées sub-andines.
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1685
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Une
nouvelle révolte dans les vallées calchaquis
se développe. Les Espagnols mettent plusieurs années
à reprendre le contrôle des vallées.
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1750
à 1756 |
Les
Guaranis se révoltent car ils n'acceptent pas le
nouveau partage instauré par le traité de
1750 entre l'Espagne et le Portugal.
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1766 |
Les
Jésuites sont expulsés du Rio de la Plata
et du Paraguay, la République théocratique
Guarani est définitivement condamnée.
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moitié
du 18 éme |
Buenos
Aires commençe à s'affirmer comme principal
centre urbain.
|
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1er
août 1766 |
Le
roi d'Espagne crée le Vice Royaume de la Plata. Ce
territoire immense va bien au delà de l'actuelle
Argentine, puisqu'il englobe les deux tiers de la future
Bolivie, le Nord du Chili, le Paraguay et l'Uruguay.
Buenos Aires qui est autorisé à commercer
avec le Pérou, le Chili et l'Espagne, prend un nouveau
départ.
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1782
|
Création
de huit " intendances ", elle tempère l'autorité
du vice-roi Vertiz, elles favorisent le développement.
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24
juin 1806 |
Le
général anglais Beresford débarque
à Buenos Aires à la tête de 1500 hommes.
Les troupes légalistes espagnoles commandées
par le Français de Liniers obligent le Général
Beresford à capituler.
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juin
1807 |
Les
Anglais tentent une nouvelle offensive contre Buenos Aires,
les troupes de Liniers obtiennent une nouvelle victoire.
|
Le
25 mai 1810 |
Fin
de la suprématie des Espagnols 1er proclamation d'indépendance
à Buenos Aires.
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9
juillet 1826 |
Réaffirmation
de l'indépendance par l'assemblée de Tucuman.
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1820 |
Les
Portugais annexent la " banda oriental ", le brésil,
indépendant depuis 1822, conserve ce territoire la
guerre avec le Brésil devient inévitable.
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1820
- 1826 |
Bernardino
Rivadavia anime à Buenos Aires un gouvernement éclairé
et progressiste.
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août
1828 |
Les
Argentins acceptent l'indépendance de l'Uruguay.
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4
mars 1826 |
Buenos
Aires devint capitale officielle du pays.
Durant une quinzaine d'année éclatent de graves
conflits, entre Buenos Aires ouverte aux idées nouvelles
et entre les provinces de l'intérieur du pays aux
idées conservatrices.
|
de
1835 à 1852 |
Juan
manuel de Rosas impose son hégémonie et un
régime autoritaire sur le pays.
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9
juillet 1853 |
La
constitution argentine est adoptée par toutes les
provinces à l'exclusion de Buenos Aires.
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1859 |
Guerre
entre Buenos Aires et les autres états de la Confédération.
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nov.
1859 |
Buenos
Aires se déclare enfin partie intégrante de
la Confédération.
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La
conquête de nouveaux espaces passait par la domination
définitive sur les Indiens Pampas qui prit fréquemment
l'allure d'un génocide.
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1865-
1870 |
La
guerre de la triple Alliance Brésil-Argentine-Uruguay,
contre le général Francisco Solano Lopez permet,
à l'issue d'un conflit qui extermina 80% de la population
du Paraguay, la définition des frontières
définitives dabs le Nord-Est.
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1862 |
Mise
en place la politique d'immigration européenne qui
entraîne un flux important de migrants, originaires
surtout de l'Italie et de l'Espagne.
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1880
à 1900 |
Le
mouvement migratoire s'accélère. Deux millions
d'immigrés viennent surtout des régions pauvres
de l'Europe du Sud et de l'Europe Centrale.
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1900
à 1910 |
Deux
nouveaux millions d'immigrants arrivent. La population passe
à 8 millions.
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1914 |
Buenos
Aires dépasse déjà les 1.500.000 habitants.
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1914
|
Le
vote obligatoire à bulletin secret est décrété.
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1916
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Le
candidat radical Hipolito Irigoyen triompha sans contestation.
Des hommes nouveaux venus des classes moyennes arrivent
au pouvoir, ils sont pour la plupart issus de l'immigration,
mais ils ne parviennent pas à réformer suffisamment
le pays.
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1928 |
H.
Irigoyen est réélu pour une seconde présidence.
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1930 |
Le
général José F. Uriburu renverse H.
Irigoyen en septembre, il ouvre ainsi la voie à une
période de démocratie sous tutelle militaire
qui allait durer plus de cinquante ans.
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janvier
1944 |
L'Argentine
neutre durant les ¾ de la durée de la seconde
guerre mondiale déclare la guerre à l'Allemagne
et au Japon.
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1946 |
La
majorité absolue de 55% des suffrages aux élections
donne le pouvoir à Juan Domingo Peron.
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1947 |
Le
droit de vote accordé aux femmes.
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1949
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Réforme
constitutionnelle.
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1952 |
Peron
est réélu à la présidence de
l'Argentine.
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1952 |
Décès
d'Evita Peron qui joua un rôle prépondérant
aux cotés de son mari.
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1955 |
C'est
la crise économique, le régime péroniste
ne peut plus soutenir financièrement l'état
providence.
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septembre
1955 |
Les
opposants au sein de l'armée le contraignent à
se démettre et à s'exiler au Paraguay, à
la suite d'un coup d'état militaire.
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avril
1973 |
Peron
revenu de son exil en Espagne est réélu.
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1930
à 1983 |
Les
présidences militaires se succèdent, sur seize
présidents, onze sont des militaires.
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1976
à 1983 |
Arrestations,
tortures, assassinats, disparitions par milliers sont les
symptomes de la dictature militaire, de Videla, Viola et
Galtieri.
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1982 |
Guerre
des Malouines entre l'Argentine et le Royaume-Uni.
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octobre
1983 |
Retour
à la démocratie, suite à la victoire
du candidat radical (UCR) Raul Alfonsin.
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Mai
1989 |
Carlos
Menen est élu à la présidence de la république.
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1991 |
L'Argentine
engendre avec le Brésil le Paraguay et l'Uruguay le
Mercosur, marché commun du sud (depuis le Chili a rejoint
cette association)
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1995 |
Réélection
de Carlos Menen à la présidence.
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1999 |
Fernando
De la Rua est élu président de la république
avec 48,5 % des voix. Échec des péronistes.
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2001 |
Grave
crise économique, le pays est à genoux.
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2003 |
Le 25 mai 2003, Néstor Kirchner accède au pouvoir dans une Argentine économiquement ravagée.
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