Histoire de l'Argentine

Gral. José de San Martín

Avant la colonisation espagnole, l’Argentine était habitée par de nombreux groupes indigènes: Araucano-Mapuches, Chiriguans, Chorotis, Collas, Diaguitas, Guaranis, Mocovís, Onas, Tehuelches, Tobas, Wichís et Yamanas.


Les Espagnols commencèrent à explorer la région au début du xvie siècle : ils fondèrent la colonie de Puertro Nuestra Señora Santa Maria de Buen Aire (Port de Notre-Dame-sainte-Marie du Bon Air) à l’embouchure de la rivière La Plata. D’autres colons espagnols, en provenance du Pérou, s’installaient dans le nord du pays. La colonie releva pendant longtemps de la vice-royauté du Pérou. Au xviiie siècle, certains colons se mirent à chasser le bétail sauvage de la pampa. Ils se donnèrent le nom de Gauchos et développèrent une culture distincte qui intègre plusieurs des coutumes des Autochtones.


Le général José Francisco de San Martín fut l’un des plus grands chefs militaires argentins. Il commanda l’armée qui traversa les Andes en 1817-1818 et vainquit les Espagnols au Chili puis au Pérou en 1820-1821. On trouve des statues de San Martín dans de nombreuses villes d’Argentine.

En 1806-1807, les Britanniques tentèrent de s’emparer de Buenos Aires, mais sans succès. Le 25 mai 1810, deux ans après que Napoléon eut destitué le roi d’Espagne et mis son propre frère sur le trône, un groupe insurrectionnel déposa le vice-roi français qui avait été nommé à la tête de la colonie. L’Argentine proclama son indépendance le 9 juillet 1816 lors du congrès national de Tucumán. Le pays n’adopta une constitution qu’en 1853.


Après l’indépendance, l’immigration européenne permit au pays de se développer, et au début du xxe siècle l’Argentine était devenue un pays prospère. Mais en 1930 l’armée prit le pouvoir et plusieurs dictateurs se succédèrent à la tête du pays. En 1946, Juan Domingo Perón devint président, avec à ses côtés sa femme, María Eva Duarte, la célèbre Evita, personnalité extrêmement populaire, qui mourut en 1952. Perón fut renversé par l’armée en 1955 et exilé.

Manuel Belgrano

Après le départ de Perón, factions péronistes et non-péronistes se disputèrent le pouvoir. Perón revint d’exil en 1973, mais mourut un an plus tard. Isabelita, sa troisième femme, lui succéda au pouvoir ; elle fut renversée par une junte militaire en 1976. Commença alors « la Guerre sale » : les militaires tentèrent de supprimer toute opposition à leur régime et près de 30 000 personnes furent tuées.


En 1982, l’Argentine entra en guerre avec la Grande-Bretagne au sujet des îles Falkland ou Malouines (Islas Malvinas). L’Argentine fut vaincue, et le gouvernement militaire perdit son prestige. En 1983, la démocratie fut restaurée et l’avocat Raúl Alfonsín élu président. Carlos Saul Menem, un péroniste, lui succéda en 1989. En 1994, l’Argentine adopta une nouvelle constitution.

La colonisation espagnole

La véritable colonisation débuta avec l'arrivée en 1536 d'un gouverneur militaire espagnol, Pedro de Mendoza, pour l'ensemble de la région. La ville de Buenos Aires fut fondée cette année-là, mais le territoire demeura longtemps soumis à la vice-royauté du Pérou.

Déjà établis au Paraguay et au Pérou, les Espagnols peuplèrent la région de la côte atlantique. Ils pratiquèrent l’élevage du bétail et créèrent des conditions favorables à l’établissement d’une économie agricole stable. Les populations amérindiennes furent rapidement christianisées et métissées avec les occupants européens, alors que la langue espagnole occupait déjà tout le terrain. Par la suite, il n'y eu jamais de politique linguistique adoptée à ce sujet.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population de l’Argentine comptait près de 20 000 habitants et était considérée comme un «pays hispanophone». En 1776, le territoire occupé par ce qui est aujourd’hui l’Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l’Uruguay fut séparé du Pérou afin de constituer la vice-royauté du Río de La Plata, dont Buenos Aires devint la capitale. Comme le territoire n'avait pas d'accès au Pacifique, tout le commerce s’orienta alors vers l’océan Atlantique. Mais le monopole commercial de l’Espagne suscita progressivement le mécontentement des populations locales, notamment chez les Métis.

En 1810, une junte insurrectionnelle encouragée par la Grande-Bretagne (qui avait déjà attaqué Buenos Aires en 1806) chassa le vice-roi. En 1816, les représentants des patriotes (ou indépendantistes) réunis en congrès à Tucumán (à 1500 kilomètres au nord de Buenos Aires) proclamèrent l’indépendance des «Provinces-Unies du Rio de La Plata». Au terme d'une violente controverse, les partisans d'une république unitaire l'avaient emporté provisoirement. Après quelques années de conflits militaires, les troupes espagnoles furent définitivement battues en 1816.

Luttes entre «unitaires» et «particularistes» (1819-1880)

L'indépendance fut proclamée le 9 juillet 1816 sous le nom de «Provinces-Unies d’Amérique du Sud». Le nouvel État, libéré du joug espagnol, allait pourtant plonger dans une nouvelle lutte, fratricide cette fois, entre les «provincialistes» et les «unitaires» partisans de l'unité nationale. Ensuite, l’histoire du pays, qui s’appelle dorénavant «Provinces-Unies du Río de la Plata», fut marquée par la lutte entre les «unitaires» (les porteños) et les défenseurs des particularismes provinciaux (les caudillos). Les habitants de Buenos Aires, les porteños, souhaitaient l’instauration d’un gouvernement centralisé; au contraire, les caudillos préféraient un régime de type fédéral. Les conflits s’amplifièrent à un point tel que les deux factions en arrivèrent à une guerre civile en 1819. La paix fut rétablie en 1820, mais le problème demeurait entier. En 1829, le général Juan Manuel de Rosas, un riche caudillo, s’imposa comme gouverneur de la province de Buenos-Aires. Il étendit son autorité aux Provinces-Unies qui furent baptisées la «Confédération argentine». Cependant, tout en prônant le fédéralisme, il imposa une dictature qui jeta les bases de l’État argentin actuel.

Le général Rosas fut renversé en 1852 par un groupe révolutionnaire conduit par un autre général, Justo Urquiza, ancien gouverneur de la province d’Entre Ríos. Le congrès de Santa Fe établit la Constitution fédérale de la République argentine en 1853. Urquiza devient le premier président de la République argentine. Mais la paix fut de courte durée, car la province de Buenos Aires refusa de souscrire à la nouvelle Constitution et, l’année suivante, proclama son indépendance. Pendant plusieurs années (sept ans), les conflits armés se succédèrent les uns aux autres, jusqu’à ce qu’une convention nationale élise un nouveau président et désigne la ville de Buenos Aires comme capitale. La province de Buenos Aires, la région plus riche et la plus peuplée du pays, finit par contrôler toute l’Argentine. En 1880, la ville de Buenos Aires fut séparée de la province et acquit les titres de «district fédéral» et de «capitale nationale».

C’est au cours de cette période que l’Argentine fit venir six millions d’immigrants, en majorité des Italiens, afin de développer les exploitations de la Pampa. Avec l’arrivée de capitaux étrangers et de nouveaux immigrants, le pays connut un développement économique considérable grâce au réseau de chemins de fer qui drainait vers les ports les productions des grandes estancias (tanneries, textiles et produits agro-alimentaires). Cet essor fit cependant troublé par des problèmes frontaliers et la guerre du Paraguay (1865-1870).

La prospérité de la période 1880-1930

L’unification du pays s’accompagna d’un renouveau économique, alors que le gouvernement se lançait à la conquête des «terres indiennes»: de la Pampa jusqu’au río Negro, lors de la guerre du Désert (1879-1880), conduite par le général Julio Argentino Roca. C’est ainsi que le pays acquit de nouvelles grandes étendues de terres pour le pâturage et l’agriculture.

Au début du XXe siècle, l’Argentine s’imposait déjà comme l’une des principales nations de l’Amérique du Sud. Elle joua un rôle de plus en plus grand au point de contribuer, en 1914, à trancher un sérieux différend entre les États-Unis et le Mexique. Mais cette puissance régionale était due aussi au fait que le pouvoir argentin était toujours demeuré aux mains des militaires. Par exemple, en 1930, l’armée intervint pour chasser le président Hipolito Irigoyen, un radical qui voulait s’opposer à la toute-puissance des propriétaires fonciers. C'est une période qui semblait mettre fin pour longtemps à la prospérité économique de l'Argentine.

Les coups d’État militaires (1930-1983)

La grave crise économique mondiale qui débuta en 1929 eut des conséquences dramatiques en Argentine. Le chômage, la hausse du coût de la vie et l’exode rural drainant vers les villes les populations démunies suscitèrent un profond malaise social et politique. Les organisations fascistes devinrent de plus en plus actives et prônèrent ouvertement l’établissement d’une dictature. La Seconde Guerre mondiale amena indirectement le retour au pouvoir des militaires. En 1943, un groupe d’officiers nationalistes s’empara du pouvoir. Parmi les meneurs du coup d’État militaire: le colonel Juan Domingo Perón. Par crainte d’une guerre imminente contre l’Allemagne, Perón prit, en février 1944, la tête d’une junte militaire pour renverser le président Ramírez. Étant devenu une figure symbolique en Argentine, Perón fit campagne auprès de la classe ouvrière la plus défavorisée, les descamisados («sans-chemise»), et lui promit le partage des terres, des salaires plus élevés ainsi que l’introduction d’une sécurité sociale. Il fut élu président de l’Argentine, le 24 février 1946, avec 56 % des voix.

Le régime de Perón développa une doctrine nommée le «justicialisme». Celle-ci alliait avec une certaine habileté la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. Mais cette politique finit pas susciter de plus en plus d’opposition, car le gouvernement s’orienta vers un pouvoir totalitaire et répressif à mesure que la situation économique se dégradait. En 1950, la crise entraîna l’hostilité de l’Église catholique (qui était contre le divorce), de l’armée et des États-Unis. Renversé par un putsch militaire en septembre 1955, Perón se réfugia au Paraguay, puis en Espagne.

L'Argentine connut alors une époque troublée par les coups d’État militaires successifs de 1966 et de 1971. En 1973, les élections redonnèrent le pouvoir au Parti justicialiste de Perón (toujours réfugié en Espagne). Le président élu céda le pouvoir à Juan Perón qui mourut l’année suivante. Isabel Perón, sa troisième épouse, lui succéda. Durant son mandat, la situation politique et économique se détériora rapidement. Isabel Perón fut renversée en mars 1976 par une junte militaire conduite par le général de corps d’armée Jorge Rafael Videla. Incapable d’enrayer l’inflation, la junte instaura un régime répressif caractérisé par l'élimination systématique des opposants qui font l'objet d'enlèvements; le gouvernement militaire imposa la loi martiale et gouverna par décrets. L’argentine dut alors faire face à l’opposition de la communauté internationale, alors que la Commission interaméricaine des droits de l’homme accusait le gouvernement argentin d’«utilisation systématique de la torture et [...] autres traitements cruels, inhumains et dégradants, dont la pratique a pris un caractère inquiétant». De son côté, à Genève, la Commission argentine des droits de l’homme accusait le régime de quelque 2300 assassinats politiques, 10 000 arrestations et la disparition de 20 000 à 30 000 personnes, dont un grand nombre avaient été assassinées par la junte militaire et enterrées sans sépulture.

En mars 1981, le général Videla fut remplacé à la présidence par le maréchal Roberto Viola, lui-même destitué, en décembre 1981, par le commandant en chef de l’armée, le général Leopoldo Galtieri. En 1982, celui-ci ordonna aux troupes argentines d’envahir les Islas Malvinas (îles Malouines), une possession britannique revendiquée depuis toujours par l’Argentine. Mais la Grande-Bretagne envoya une force militaire d’intervention et battit l’armée argentine. Le général Galtieri, discrédité, fut remplacé par le général de division Reynaldo Bignone.

En 1985, l’Argentine adopta une Legislación indígena (loi 23.302) qui créait la Commission nationale des Affaires indigènes pour la protection et l’appui aux communautés aborigènes. Cette loi reconnaissait les droits des autochtones en matière d’accès à la propriété de la terre et à la production agricole, forestière, minière, industrielle ou artisanale, ainsi qu’à la préservation de leurs valeurs culturelles dans les domaines de la langue, de l'enseignement et de la santé.

Le retour à la démocratie

L’Argentine renoua avec la démocratie en 1983 avec l’élection de Raul Alfonsín. La présidence d’Alfonsín fut dominée par la question du jugement des militaires responsables de tortures ou d’exécutions sous la dictature. Face aux menaces de mutineries de l’armée, le gouvernement mena une politique de conciliation avec la hiérarchie militaire. Incapable de résoudre la crise économique, le régime devint impopulaire et favorisa le retour du péronisme avec l’élection de Carlos Saul Menem (1989). Mais la politique d’austérité de Menem se révéla, elle aussi, insuffisante. Avec 30 % de la population en dessous du seuil de pauvreté, elle contribua à accentuer les inégalités sociales.

En 1991, le député Jorge R. Vanossi a présenté un projet de loi sur la langue espagnole au Parlement fédéral de l'Argentine, mais il n'a jamais été adopté, les députés ayant jugeant une telle loi tout à fait inutile et mal venue. En 1993, dans la mouvance des autonomies autochtones internationales, le gouvernement argentin adopta une loi fédérale sur l’éducation (Ley Federal de Educación) qui permit l’introduction des langues amérindiennes dans l’enseignement dans le cadre d’une éducation bilingue. En 1994, le secrétaire à la Culture, Jorge Asís, a présenté un projet de loi sur l'espagnol intitulé Ley de Preservación de la Lengua Castellana (''Loi sur la préservation de la langue castillane''). Le projet de loi Asís ayant suscité de violentes polémiques, il dut être retiré dans la controverse.v

Le 10 décembre 1999, le radical Fernando De la Rúa succéda à Carlos Menem à la présidence de la République argentine. Deux ans plus tard, il fut dans l'obligation de donner sa démission en raison de la très grave crise économique et sociale dans laquelle sa gestion catastrophique du pays avait plongé les Argentins. Mais l’Argentine resta sérieusement touchée par la crise financière internationale, notamment celle du Brésil, son premier partenaire commercial au sein du Mercosur. Confronté à une aggravation de la crise financière, le gouvernement présenta en janvier 2001 un programme d’austérité qui, rejeté par les députés, entraîna la démission de plusieurs ministres et l’éclatement de la coalition au pouvoir.

L’année 2002 vit l’Argentine s’effondrer dans une crise monétaire sans précédent. Au plan politique, la population argentine en vint à rendre tous les partis politiques responsables en bloc de la grave crise que traversait le pays en raison de leur incapacité à gouverner et de leur corruption. Pendant ce temps, la classe politique se montra surtout attachée à conserver ses parcelles de pouvoir. L’élection présidentielle de mai 2003 donna lieu à une bataille politique dont le principal protagoniste fut le Parti justicialiste (péroniste). Nestor Kirchner, ancien gouverneur de la province de Santa Cruz en Patagonie, devint, le 23 mai, président de l'Argentine au moment où le pays sortait de la pire crise économique de son histoire, avec une monnaie dévaluée d'environ 75 % par rapport au dollar et la cessation de paiements de la dette publique de 82 milliards de dollars. La relative popularité actuelle de Kirchner semble largement due au sauvetage de l'économie et à la politique du président en matière des droits de l'homme. De plus, la volonté de la part de Kirchner de briser l’hégémonie de la Cour suprême, symbole de privilèges, lui attire la sympathie des couches moyennes et des mouvements de gauche.

En juin 2005, la Cour suprême d'Argentine a déclaré inconstitutionnelles les deux lois d'amnistie, qui avaient empêché de poursuivre en justice plus de mille militaires et policiers impliqués dans la répression politique, avec atteintes aux droits de l'homme, sous la dernière dictature de 1976-1983. En mars 2006, le président Kirchner, après avoir nationalisé les postes et les télécommunications, a remis aux mains de l'État l'un des services les plus essentiels, l'accès à l'eau potable. Cette nationalisation est la dernière d'une vague de réappropriation des services publics par l'État.


Les principales dates de l'histoire argentine


1516

Les Espagnols se manifestent pour la première fois, à la suite des Portugais, dans le Rio de le Plata.


 

1517

Ferdinand de Magellan, parcourt les côtes de Patagonie et découvre le détroit qui porte aujourd'hui son nom.



1536

Pedro de Mendoza fonde la première ville de Buenos Aires.



entre 1573 et 1580

Les colons espagnols commencent à arriver.
Juan de Garay prit le pari de reconstruire Buenos Aires, précédemment abandonnée après une attaque indienne.



entre 1553 et 1593

Fondation des villes suivantes : Santiago del Estero en 1553, Mendoza en 1561,San Juan en 1562, San Miguel del Tucuman en 1565, Cordoba en 1573, Salta en 1582, Corientes en 1588, Rioja en 1591 et San Salvador de Jujuy en 1593.

de la fin du 17éme siècle
et tout au long
du 18 éme

Conflits incessants entre l'Espagne et le Portugal.



1726

Pour éviter la consolidation de la présence portugaise sur la rive nord, les Espagnols fondent Montevideo (actuel Uruguay), qui prospéra et rivalisa bientôt avec Buenos Aires.



1627

Il faudra dix années aux Espagnols pour vaincre la révolte des Diaguitas dans les vallées sub-andines.



1685

Une nouvelle révolte dans les vallées calchaquis se développe. Les Espagnols mettent plusieurs années à reprendre le contrôle des vallées.



1750 à 1756

Les Guaranis se révoltent car ils n'acceptent pas le nouveau partage instauré par le traité de 1750 entre l'Espagne et le Portugal.



1766

Les Jésuites sont expulsés du Rio de la Plata et du Paraguay, la République théocratique Guarani est définitivement condamnée.



moitié du 18 éme

Buenos Aires commençe à s'affirmer comme principal centre urbain.



 

1er août 1766

Le roi d'Espagne crée le Vice Royaume de la Plata. Ce territoire immense va bien au delà de l'actuelle Argentine, puisqu'il englobe les deux tiers de la future Bolivie, le Nord du Chili, le Paraguay et l'Uruguay.
Buenos Aires qui est autorisé à commercer avec le Pérou, le Chili et l'Espagne, prend un nouveau départ.



1782

Création de huit " intendances ", elle tempère l'autorité du vice-roi Vertiz, elles favorisent le développement.



 

24 juin 1806

Le général anglais Beresford débarque à Buenos Aires à la tête de 1500 hommes.
Les troupes légalistes espagnoles commandées par le Français de Liniers obligent le Général Beresford à capituler.



juin 1807

Les Anglais tentent une nouvelle offensive contre Buenos Aires, les troupes de Liniers obtiennent une nouvelle victoire.


Le 25 mai 1810

Fin de la suprématie des Espagnols 1er proclamation d'indépendance à Buenos Aires.



9 juillet 1826

Réaffirmation de l'indépendance par l'assemblée de

Tucuman.



1820

Les Portugais annexent la " banda oriental ", le brésil, indépendant depuis 1822, conserve ce territoire la guerre avec le Brésil devient inévitable.



1820 - 1826

Bernardino Rivadavia anime à Buenos Aires un gouvernement éclairé et progressiste.



août 1828

Les Argentins acceptent l'indépendance de l'Uruguay.



4 mars 1826

Buenos Aires devint capitale officielle du pays.
Durant une quinzaine d'année éclatent de graves conflits, entre Buenos Aires ouverte aux idées nouvelles et entre les provinces de l'intérieur du pays aux idées conservatrices.



de 1835 à 1852

Juan manuel de Rosas impose son hégémonie et un régime autoritaire sur le pays.



9 juillet 1853

La constitution argentine est adoptée par toutes les provinces à l'exclusion de Buenos Aires.



1859

Guerre entre Buenos Aires et les autres états de la Confédération.



nov. 1859

Buenos Aires se déclare enfin partie intégrante de la Confédération.



 

La conquête de nouveaux espaces passait par la domination définitive sur les Indiens Pampas qui prit fréquemment l'allure d'un génocide.


1865- 1870

La guerre de la triple Alliance Brésil-Argentine-Uruguay, contre le général Francisco Solano Lopez permet, à l'issue d'un conflit qui extermina 80% de la population du Paraguay, la définition des frontières définitives dabs le Nord-Est.



1862

Mise en place la politique d'immigration européenne qui entraîne un flux important de migrants, originaires surtout de l'Italie et de l'Espagne.



1880 à 1900

Le mouvement migratoire s'accélère. Deux millions d'immigrés viennent surtout des régions pauvres de l'Europe du Sud et de l'Europe Centrale.

1900 à 1910

Deux nouveaux millions d'immigrants arrivent. La population passe à 8 millions.

1914

Buenos Aires dépasse déjà les 1.500.000 habitants.



1914

Le vote obligatoire à bulletin secret est décrété.



1916

Le candidat radical Hipolito Irigoyen triompha sans contestation.
Des hommes nouveaux venus des classes moyennes arrivent au pouvoir, ils sont pour la plupart issus de l'immigration, mais ils ne parviennent pas à réformer suffisamment le pays.


1928

H. Irigoyen est réélu pour une seconde présidence.



1930

Le général José F. Uriburu renverse H. Irigoyen en septembre, il ouvre ainsi la voie à une période de démocratie sous tutelle militaire qui allait durer plus de cinquante ans.



janvier 1944

L'Argentine neutre durant les ¾ de la durée de la seconde guerre mondiale déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon.



1946

La majorité absolue de 55% des suffrages aux élections donne le pouvoir à Juan Domingo Peron.



1947

Le droit de vote accordé aux femmes.



1949

Réforme constitutionnelle.



1952

Peron est réélu à la présidence de l'Argentine.



1952

Décès d'Evita Peron qui joua un rôle prépondérant aux cotés de son mari.



1955

C'est la crise économique, le régime péroniste ne peut plus soutenir financièrement l'état providence.



septembre 1955

Les opposants au sein de l'armée le contraignent à se démettre et à s'exiler au Paraguay, à la suite d'un coup d'état militaire.



avril 1973

Peron revenu de son exil en Espagne est réélu.



1930 à 1983

Les présidences militaires se succèdent, sur seize présidents, onze sont des militaires.



1976 à 1983

Arrestations, tortures, assassinats, disparitions par milliers sont les symptomes de la dictature militaire, de Videla, Viola et Galtieri.



1982

Guerre des Malouines entre l'Argentine et le Royaume-Uni.



octobre 1983

Retour à la démocratie, suite à la victoire du candidat radical (UCR) Raul Alfonsin.

Mai 1989

Carlos Menen est élu à la présidence de la république.

1991

L'Argentine engendre avec le Brésil le Paraguay et l'Uruguay le Mercosur, marché commun du sud (depuis le Chili a rejoint cette association)

1995

Réélection de Carlos Menen à la présidence.

1999

Fernando De la Rua est élu président de la république avec 48,5 % des voix. Échec des péronistes.

2001

Grave crise économique, le pays est à genoux.

2003

Le 25 mai 2003, Néstor Kirchner accède au pouvoir dans une Argentine économiquement ravagée.